Dystopia

10 ans de Dystopia : 10 SP papier et 10 SP numérique à réclamer chaque mois - 13


Les 10 bougies de Dystopia ont été soufflées le mois dernier, mais les festivités vont se poursuivre.

Ici, le 10 de chaque mois, 10 SP version papier et 10 SP version numérique à réclamer si vous êtes libraire, bibliothécaire, journaliste, blogueur ou blogueuse. Et si vous ne l'êtes pas et que vous êtes juste curieux, tentez votre chance !

Idéal pour l'été, Le Mont 84 d'Yves et Ada Rémy. Ce roman, écrit au tout début des années 70, a patienté quelques décennies après quelques refus des éditeurs de l'époque, pour être publié par l'association Dystopia.

Ce road movie littéraire dans un lointain avenir d'une des villes fédérées dans Les Soldats de la mer mélange polar et rétro-SF sur fond de course poursuite d'un jeune couple. 

"On retrouve ici avec un plaisir non dissimulé le grand talent de narrateurs des Rémy. Jamais écriture à quatre mains n'a paru aussi fluide, mêlant cynisme, ironie et amour, meurtre, peur et passion. Les personnages sont complexes et se découvrent au fil de leurs aventures qui, loin de les rendre moins humains, les élèvent tous dans leur humanité. Que ce soit nos forçats meurtriers ou le lieutenant Van Goës, aucun ne rentre véritablement dans le moule que l’Arélie leur a construit.
Fable politique à plusieurs niveaux, Le Mont 84 prend de l’ampleur au fil des pages, développant son intrigue avec ingéniosité, dans la terreur, l’indicible et l’amour, les amours même.

Avec poésie et compassion, Yves et Ada Rémy nous racontent une histoire dure, violente, sombre et angoissante en en soulignant la beauté, l’humanisme et la force. Un roman incroyable, lecture indispensable pour l’été !"

Voilà ce qu'en disait Marcelline à sa sortie sur Un dernier livre avant la fin du monde. "Lecture indispensable pour l'été", on vous dit !

Si vous êtes libraire, bibliothécaire, journaliste, blogueur ou blogueuse, vous pouvez réclamer ce SP (en précisant si vous souhaitez le recevoir en version papier ou en version numérique).

Il y en aura seulement 10 de chaque version à votre disposition. Ne traînez pas !

N'oubliez pas de vous inscrire à la Dystonewsletter pour ne rien manquer des festivités.

On se retrouve le 10 du mois prochain pour le titre suivant...

 

Bourse d'aide à la création Dystopia : Léo Henry vous parle - 5

HGO – c’est parti

On n’est jamais prêt à écrire un bouquin – ça fait partie des règles occultes de l’univers – et ce n’est jamais non plus le bon moment de s’y mettre. Je vais donc profiter des vacances scolaires, des vadrouilles estivales & de l’année sabbatique pour *enfin* faire ce petit livre argentin qui m’obsède. Il me manque encore des pans entiers de doc, un grand fichier Excel de récap chronologique que je ne compilerai sans doute jamais, l’impression d’avoir bossé suffisamment, d’être assez équipé pour me coltiner à ce récit. J’ai trop causé du projet depuis des mois pour me sentir à la hauteur – mon but est trop précis, mon ambition trop folle. J’ai mis du temps à trouver la contrainte qui me permette d’ignorer tout ça, le truc pour me pousser à un nouvel endroit et me forcer à bosser.

L’idée m’est venue en lisant des bédés d’Oesterheld, des commentaires sur son Eternaute. Tous ses boulots, ou presque, ont été réalisés en feuilleton et plus ou moins en impro, un épisode après l’autre, avec des impératifs de chutes, de twists chaque quatre ou cinq planches. Ce rythme souvent dément, forcé par la profusion des boulots qu’il menait de front, se ressent particulièrement dans ses derniers travaux, ses œuvres les plus politiques. Oesterheld dicte les scénars de La guerre des Antartès au téléphone, découpant jusqu’aux points de suspension des dialogues – « un point, un point, un point » – pour se laisser le temps de réfléchir à la case suivante. Ce côté pop, ce côté pulp est une dimension cruciale de son boulot, et découle mécaniquement des conditions matérielles de sa production. C’est comme ça aussi qu’a été écrit Watchmen, me semble-t-il, un chapitre après l’autre, sans plan, en speed. On peut trouver pires modèles.

Et donc. 

Je vais tenter d’écrire le premier jet de ce bouquin en feuilleton hebdomadaire, au fil de l’été 2020. Ça devrait commencer début juillet et se clore à la mi-septembre. Peut-être que je serai forcé d’arrêter en chemin. Peut-être que je me rendrai compte que ça ne marche pas, ou que ça ne suffit pas. Dans tous les cas, le livre final – le livre publié, celui qui existera dans le futur de mon futur – sera différent. A minima, édité. Mais le feuilleton aura existé, il m’aura permis de tirer le texte, de lui imposer une forme.

Si ça vous intéresse, j’aurai besoin de quelques complices pour m’accompagner dans ce voyage, et pour m’obliger – des témoins, des lecteurs enfin. Une petite poignée ou deux, si vous êtes curieux de voir comment je bricole. Ce sera brut, peu relu, plein de pains, maladresses, erreurs, fautes. Ce sera irrégulier et sans doute fendu ici et là –, mais j’espère aussi qu’il y passera quelque chose, une lumière, un geste. On verra.

Vous pouvez vous inscrire en suivant ce lien :
https://autre.space/lists/listinfo/hgo

Ensuite vous recevrez, sans obligation de rien, un chapitre du livre par semaine dans votre mail, et jamais quoi que ce soit d’autre. Vous pourrez bien sûr vous désinscrire à l’envi. Si vous prenez le train en route, les chapitres déjà envoyés ne vous seront pas repostés – vous devrez inventer vous-même le début de l’histoire, comme lorsque vous tombiez, au kiosque, sur une série en cours. Vous êtes invités à m’écrire à l’adresse de contact si vous le souhaitez, j’en serai même plus qu’heureux, mais sachez que je n’ouvrirai aucun message avant d’avoir fini d’écrire, pour ne pas risquer de me couper les jambes. Je vous invite à une forme de complicité bizarre et asymétrique, un compagnonnage silencieux – en espérant que vous y trouverez, vous aussi, votre compte.

D’avance un grand merci et à tout vite !

 

10 ans de Dystopia : 10 SP papier et 10 SP numérique à réclamer chaque mois - 12


Et voilà, ça y est ! Bara Yogoï a 10 ans ! Dystopia a 10 ans !

Nous, au départ, on avait juste demandé à Léo et Jacques s'ils aimeraient travailler à nouveau ensemble comme ils l'avaient fait pour Yama Loka terminus. Ce à quoi ils avaient répondu en cœur :

1/ Ben oui 
2/ Mais on n'a probablement plus rien à dire sur Yirminadingrad 
3/ On veut Perger aux pinceaux

Ce à quoi nous avons répondu à notre tour :

1/ Cool !
2/ Pas de soucis, c'est juste la collaboration/fusion qui nous intéresse 
3/ On n'osait pas vous le demander...

Moins de 4 mois après cette conversation, les 7 nouvelles de Bara Yogoï -Sept autres lieux se trouvaient dans nos boites mails. 

Et ça n'était effectivement pas une suite de Yama Loka terminus mais ça prolongeait bel et bien le cycle Yirminadingrad. Quant à Stéphane Perger, dès ce deuxième recueil, il n'est plus illustrateur mais auteur au même titre que Léo Henry et Jacques Mucchielli. 

Sur ActuSF, Stéphane Gourjault concluait sa critique par ces mots :

"Un livre superbe au contenu splendide
Bara Yogoï, première parution de Dystopia Workshop, est un livre qui impressionne par sa qualité, digne de celle d'ouvrages de grandes maisons d'édition. Mais c'est surtout pour son contenu, signé Stéphane Perger pour les illustrations, Jacques Mucchielli et Léo Henry pour les textes, que le lecteur restera scotché. Confirmant une maîtrise du style et une imagination débordante, les deux auteurs impressionnent, plaçant leur dernier recueil de nouvelles parmi ce qui a été fait de mieux depuis le début de l'année 2010."

Chacun des 4 recueils du cycle est construit pour être autonome. Il n'y a pas de bon recueil pour commencer. Attaquez donc par celui-ci...

Si vous êtes libraire, bibliothécaire, journaliste, blogueur ou blogueuse, vous pouvez réclamer ce SP (en précisant si vous souhaitez le recevoir en version papier ou en version numérique).

Il y en aura seulement 10 de chaque version à votre disposition. Ne traînez pas !

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On se retrouve le 10 du mois prochain pour le titre suivant...

 

Un point sur les envois


Ça y est !

Toutes les commandes aux particuliers ainsi qu'aux libraires ont été postées aujourd'hui.
Reprise du rythme normal des envois dès la semaine prochaine.

Merci de votre patience et bonne lecture.

On s'attaque aux envois des SP des 10 ans pour les deux derniers titres la semaine prochaine.

 

Où l'on reparle de Cru


Grâce à l'opération Bol d'air qui s'est terminée le 10 mai avec Dernières nouvelles d'Œsthrénie, O comme Colomb s'est penché sur Cru de luvan. Avec un résultat concluant, semble-t-il :

"Je suis en pleine lecture, lente, savourée ! La postface de Léo Henry dit toute son admiration pour la langue, étincelante, ciselée, je suis totalement en accord."

Pour lire la chronique complète, vous pouvez cliquer ici !

 

Dernier Bol d'air !


Bol d'air se termine avec ce sixième livre numérique offert par Dystopia (et donc 47e et dernier de l'opération).

Au lieu des 3 jours habituels, vous en avez 5 pour télécharger gratuitement Dernières nouvelles d'Œsthrénie d'Anne-Sylvie Salzman. Grâce à lui, vous allez visiter un pays imaginaire proche de la Transylvanie dont Yves et Ada Rémy ont dit le plus grand bien : "Anne-Sylvie Salzman n'a pas ouvert les portes de l'Œsthrénie pour n'offrir à ses lecteurs que la seule description touristique d'un territoire habité par les ombres. C'est toute la vie d'un pays que l'on découvre ou que l'on devine à travers ces chroniques de chair et de sang."

C'est toujours sans engagement, garanti sans utilisation par des tiers de vos mails et résiliable à tout moment en un seul clic.

Toute l'équipe Dystopia remercie Clément Bourgoin, websmaster émérite et initiateur de cette opération ainsi que toutes les maisons d'édition ainsi que les auteurs et autrices qui ont joué le jeu.

Les librairies vont commencer à reprendre une activité au ralenti. N'hésitez pas à leur commander les titres que vous avez découverts et aimés grâce à cette opération.

Et toujours : nos livres numériques sont vendus 3 €, 6 € ou 9 € en exclusivité sur notre site et sans DRM.

Poursuivez la découverte !

 

10 ans de Dystopia : 10 SP papier et 10 SP numérique à réclamer chaque mois - 11


Les 10 ans de Dystopia approchent à grands pas, c'est le mois prochain ! mais nous allons les fêter toute l'année afin de pouvoir remettre en avant notre catalogue.

Cette opération s'adresse avant tout aux libraires, bibliothécaires, journalistes, blogueurs ou blogueuses. Si vous n'êtes rien de tout ça, vous pouvez toujours tenter votre chance.

Sur le fleuve de Léo Henry et Jacques Mucchielli est le premier roman publié par Dystopia. Tout d'abord en version numérique en juin 2012 et ensuite en version papier en octobre 2013 (en même temps que Cru de luvan que nous mettions en avant ici même le mois dernier et dont il reste encore quelques exemplaires papier et numérique à réclamer).

Sur le fleuve, c'est tout simplement la quête des cités d'or en version slasher...

"Le récit se déploie sur un mode linéaire et sanglant, servi par une très belle écriture souvent poétique. Le nombre des personnages fond inexorablement (c’est quasiment un slasher), faisant naître les tensions typiques du genre. L’originalité est moins recherchée qu’une certaine littérature de la confrontation, de l’homme contre l’environnement, de la femme (indienne de surcroît) contre les hommes, des hommes entre eux, des religions – catholiques, luthériens, païens – les unes contre les autres. Devant tant de motifs de soupçons (plus ou moins légitimes) et tant de discriminations possibles, chacun se retrouve seul au monde ; seul au milieu d’un groupe parfois franchement hostile, qui est pourtant que son seul radeau de survie dans l’enfer forestier."

Pour lire l'intégralité de la critique, c'est sur Cosmo Orbüs.

Et toujours Stéphane Perger à la couverture et au code-barre joli.

Si vous êtes libraire, bibliothécaire, journaliste, blogueur ou blogueuse, vous pouvez réclamer ce SP (en précisant si vous souhaitez le recevoir en version papier ou en version numérique).

Il y en aura seulement 10 de chaque version à votre disposition. Ne traînez pas !

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On se retrouve le 10 du mois prochain pour le titre suivant...

 

Une lecture d'Ainsi naissent les fantômes

Cette fois-ci, c'est Célindanaë d'Au pays des caves trolls qui a profité de l'opération Bol d'air pour lire le recueil de Lisa Tuttle choisi et traduit par Mélanie Fazi :

"Ainsi naissent les fantômes permet de mesurer le talent de Lisa Tuttle pour instaurer des ambiances glauques, sombres dans le quotidien. Les nouvelles ne sont pas forcément toutes du même niveau, mais dans toutes l’atmosphère angoissante est parfaitement réussie tout en abordant des thématiques importantes qui nous questionnent."

Pour lire la chronique complète, vous pouvez cliquer ici !
 

Bourse d'aide à la création Dystopia : Léo Henry vous parle - 4

De retour d'Argentine, Léo Henry nous parle de l'avancée de son projet  :


"Fin février, j'étais à Buenos Aires, lisais les infos sur le Covid en Italie, les premiers cas en France. Je suis rentré à temps pour retrouver les miens et m'enfermer avec eux. Parti avec un grand sac presque vide, je l'ai ramené plein des bouquins trouvés sur place - et de cadeaux, de gnôle, de turon blando du duty free de Bajaras. Depuis, j'écluse, j'épuise cette dernière pile à lire. C'est ce que j'ai dit aux gens sur place : "je laisse décanter, finis de dépouiller ça, et me mets au travail". Il me reste un brin de doc, quelques préparatifs, mais de moins en moins. Le temps se réduit entre moi et ce livre. Il va falloir que j'arrête de prendre mon élan et que je m'y mette pour de bon.

Le séjour argentin a été fructueux au-delà de ce que je pouvais en espérer. Mieux qu'accueilli, j'ai été porté, secoué, questionné, conforté. J'ai vu ce que je cherchais à voir, et beaucoup, beaucoup de choses en plus. Certains points ont été éclairés, d'autres retournés. Et surtout, je me suis fait des amis. Le deuxième jour, Diego m'a dit : "C'est pas un problème, que tu parles de l'histoire de l'Argentine, tu y apporteras certainement un regard différent." Et puis, plus tard : "J'ai réfléchi à ta question de légitimité et, regarde, Sergio Leone, il est jamais venu aux États-Unis." C'est un horizon rassurant : le spaghetti-western - ou, plutôt, le choucroute-Borges. En causant avec des écrivains argentins de plusieurs générations, j'ai compris que tous se posaient ces mêmes questions : comment parler de la dictature ? Comment dire les disparus quand on est un survivant, les années noires quand on les a passées en exil, les militants quand on était alors sans engagement, ces années-là quand on était enfant, ou pas encore né.

Il y a l'histoire des années sombres, et puis l'histoire de cette histoire. Il y a le mythe Oesterheld, dont on peine, hors du pays, à prendre la mesure : combien l'Eternaute est central dans la mythologie argentine, combien cette bédé est devenue une part du récit national. "Méfie-toi de la légende dorée", m'avertit Saccommano, qui a participé à l'écriture dans les années 80, qui y voit le principal écueil de ce projet - et moi de me demander comment je pourrais m'y cogner tant ce récit ne ramène à rien ici, tant HGO comme son grand œuvre restent pour nous des curiosités enfouies, des choses rares pour collectionneurs ou complétistes - qu'il me faudra expliquer, déplier, si je veux que mon récit fonctionne. Mi-février, Netflix Argentine a annoncé la production d'une série télé adaptée de l'Eternaute et tout le monde ne parle que de ça. Pourquoi ça les préoccupe tant ? "Parce qu'on a tous peur qu'ils nous fassent une merde. L'Eternaute, c'est LE projet de film maudit : personne n'a jamais réussi à le monter", me répond Cuco. Un mythe de la taille du Quichotte.

Ces quinze jours ont aussi noué quelque chose, serré des liens, bloqué un engagement. Ce livre que je vais écrire n'est plus une hypothèse, il a un corps, des voix. Mes mois passés en bibliothèques, à chercher et accumuler un savoir abstrait ont été rapidement étayés, consolidés. On a visité le centre-ville en compagnie d'un architecte trotskiste, qui nous a montré comment Buenos Aires s'était façonnée, avec ses strates de matière et ses flux humains. On a arpenté des terrains vagues, des excavations sous les autostrades, des pavillons en ruine, des cimetières, des ex-lieux de détention, des centres magiques, des lieux de vie. On a beaucoup parlé, la nuit, sur des coins de trottoirs, devant une énième bière, en cette fin d'été délicieuse, encore insouciante.
 
De retour à la maison, quelques jours avant le confinement, j'ai vu paraître "Thecel", que je lis en ce moment à mon aîné. Il me faut un délai pour comprendre ce que je fais, quelques mois, quelques années de recul, mais il me paraît désormais évident que cette "pop trilogie" chez Folio SF - de même que Sisifo mené avec luvan, de même que les travaux au sein de Zanzibar - est une lente approche de cet objectif : me confronter à la question du rapport entre création artistique et engagement politique, celui des petites histoires avec la grande. C'est mon souci, que l'actualité ne cesse de raviver : qu'est-ce qu'on fait au monde quand on raconte une histoire, et quelles histoires rendent le monde racontable ? Chaque fois que je disais vouloir concilier "mauvais genres" et récit historique sur la dictature, les écrivains argentins me conseillaient de lire Mariana Enriquez. C'est une autrice d'horreur, nouvelliste principalement, dont le premier - et énorme - roman est sorti il y a quelques mois. J'ai passé les premières semaines de quarantaine à le lire, lentement, à faire des cauchemars, à m'enthousiasmer. Ce "Nuestra parte de noche" est une formidable réussite, un jalon et une révélation. Je sais maintenant que je peux faire mon livre, et sais où il viendra se placer, dans la continuité de mon travail comme dans la fiction sur la dictature argentine. Restent quelques ouvrages à dépouiller, et à profiter un peu de cette étrange dilatation du temps - mon "année sabbatique" dans laquelle le monde entier semble s'être invité.

Je reviendrai par ici quand j'aurai commencé à piocher.

D'ici là, portez-vous bien, soyez vigilants et restez en colère."

À suivre (sous peu) donc...

 

Deux nouveaux avis sur Les chambres inquiètes

Cette fois-ci, ce sont Le chien critique et Les carnets d'une livropathe qui ont lu Les Chambres inquiètes, le recueil de Lisa Tuttle.

Avis très mitigé pour le premier :

"Malheureusement, je n'ai pas adhéré aux thématiques de l'autrice, dont l'une des marottes de ce recueil tourne autour de la femme, de son rôle et de sa place dans la société. Ces textes ont été publiés entre 1980 et 1990, novateur sûrement pour l'époque, le style m'a semblé cependant un peu daté, comme leurs traitements. J'ai trouvé aussi que les thématiques prennent trop le pas sur le récit, j'avais l'impression que Lisa Tuttle voulait à tout prix que le lecteur comprenne de quoi elle parle."

Tandis que la seconde s'est montrée beaucoup plus enthousiaste :

"Rééditer ces nouvelles a été une excellente initiative des éditions Dystopia. Vous trouverez également un autre recueil de Lisa Tuttle chez cet éditeur : Ainsi naissent les fantômes. Il est difficile de trouver du fantastique de nos jours et plus encore du fantastique d’une si grande qualité. Aussi le fait que des éditeurs n’abandonnent pas ce genre pour quelque chose de plus rentable et prennent en outre la peine de rééditer des textes, surtout dans un format boudé comme l’est la nouvelle, doit être salué à sa juste valeur."

Pour retrouver les deux chroniques complètes, vous pouvez cliquer ici et !

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