Dystopia

Jydérie en souscription, c'est parti !

On l’annonçait il y a un an et un jour : Dystopia lance une collection de jeux de rôle. Avec deux jeux atypiques pour ouvrir le bal : Bois Dormant, vivre avec les ronces de Melville et La Clé des nuages de kF (accompagnée de La Clé des songes de Côme Martin) sont désormais prêts pour une parution en librairie et en boutique au 1er mars 2021 !

 

 

Melville a déjà publié un bon nombre de jeux de son côté, en papier et en numérique, à retrouver sur https://melville.itch.io/ . Des parcours initiatiques de jeunes gens envoyés devenir des Héros sur la frontière, ou des souvenirs de colonie de vacances en forêt et d’histoires-qui-font-peur, ou des intrigues politiques d’ambitieux à coups de dominos, ou des tranches de vie toutes simples et très humaines...

Dans Bois Dormant, elle propose d’incarner les piliers d’une communauté pacifique dans une mégapole décimée et isolée, alors que la plupart des habitants sont tombés dans un étrange coma. Les personnages font partie de ceux qui sont restés quand le blocus gouvernemental s’est refermé. Loin de l’agitation du monde, ils essayent de construire une société nouvelle. C’est un jeu pour 3 à 5 personnes et une poignée de jetons de couleurs.

 

 

La Clé des nuages est le premier jeu de kF, qui a publié depuis Comme je descendais des fleuves impassibles et Landes de la fin des temps sur https://kfff.itch.io/ . Elle fait la part belle au jeu poétique et au jeu à deux. Dans La Clé des nuages, une personne incarne un Mage, qui explore des ruines afin d’aboutir la quête de toute une vie. L’autre incarne l’Image, qui décrit les ruines en proposant des mystères, des décors intrigants et des questions sans réponse.

À l’envers de ce jeu, on peut trouver La Clé des songes de Côme Martin, qui permet de jouer à trois dans un monde onirique, en percutant les imaginaires de chacun. Côme a aussi un univers bien à lui, à retrouver dans ses jeux sur https://emojk.itch.io/ et ses romans.

 

 

La version numérique de ces titres sera mise en ligne sans DRM et en exclusivité sur notre site en octobre 2021. Si vous êtes libraire, bibliothécaire, journaliste, blogueur ou blogueuse, vous pouvez demander des épreuves en PDF, nous nous ferons un plaisir de vous les adresser !

Nous ouvrons les précommandes jusqu’au 14 février. Le contexte n’étant pas propice aux voyages en ce début d’année, les livres précommandés ne seront pas dédicacés. On espère vous croiser plus tard, en librairie, salon ou convention pour y remédier !

10 ans de Dystopia : 10 SP papier et 10 SP numérique à réclamer chaque mois - 19


Pour nos 10 ans, les festivités du 10 du mois se poursuivent ici.

Cette opération s'adresse avant tout aux libraires, bibliothécaires, journalistes, blogueurs ou blogueuses. Si vous n'êtes rien de tout ça, vous pouvez toujours tenter votre chance.

Le Chien a des choses à dire est le premier recueil de nouvelles de Jean-Marc Agrati. Publié en 2004 par une petite maison d'édition, Hermaphrodite, il a été épuisé durant plusieurs années. Dystopia ayant publié son quatrième livre L'Apocalypse des homards, nous nous devions de lui donner une nouvelle vie.

En 2008, Antoine Chainas écrivait à son propos :

"Dès la première page, les premiers mots, vous serez saisis, happés, kidnappés. Si Agrati est un mec normal, avec deux yeux et un nez au milieu de la tronche, ces écrits ne le sont pas. Ne cherchez pas de happy end - pas de end du tout, d'ailleurs -, ne cherchez pas les motivations ni la vraisemblance. Ignorez l'usage de la négation, le bon goût et les jolies tournures de phrases. Laissez-vous porter, emporter dans un monde onirique - entre cauchemar et vérité dévoilée.

[...]

A la lisière de la S.F., du polar et de la critique sociale - et en même temps dans aucune de ces catégories - Agrati nous brosse une gallerie d'anti-héros assez fallots, pleutres à leurs heures perdues et surtout totalement esclaves d'une réalité qui se délite, qui explose, qui se désintègre sous leurs yeux et sous les nôtres."

Tout le billet est ici.

Si vous êtes libraire, bibliothécaire, journaliste, blogueur ou blogueuse, vous pouvez réclamer ce SP (en précisant si vous souhaitez le recevoir en version papier ou en version numérique).

Il y en aura seulement 10 de chaque version à votre disposition. Ne traînez pas !

N'oubliez pas de vous inscrire à la Dystonewsletter pour ne rien manquer des festivités.

On se retrouve le 10 du mois prochain pour le titre suivant...

 

Jydérie, J-7 !

Dans une semaine, nous ouvrons les précommandes pour les deux jeux de rôles à paraître en mars : Bois Dormant, vivre avec les ronces de Melville et La Clé des nuages de kF (accompagnée de La Clé des songes de Côme Martin). 

En attendant de voir à quoi ressembleront les jeux, voici un très chouette retour de luvan d’une partie de La Clé des nuages jouée en dysto-compagnie il y a un an. 



 

Ceci n’est pas un compte-rendu.

Nous occupons chacune un bout du long canapé d’Eugénie.

C’est à la fois solennel et drôle. Nous nous connaissons bien. On ne sait pas si l’on doit croiser le regard de l’autre ou bien fermer les yeux pour mieux écouter sa voix. Le tête-à-tête produit l’un et l’autre à la fois.

À côté, bienveillante spectatrice, Eugénie est inconfortablement installée dans une liseuse au pli sec, sous un plaid, souriant comme un personnage de Jane Austen dont les deux filles viennent de trouver à se marier.

Sur la table basse, les vestiges de pistaches que j’ai croquées trop vite, façon lémurien surdosé.

Je suis la mage et Laurence mon image.

Ma partie précédente avec Eugénie ne m’a pas encore permis de mesurer à quel point il n’y a pas de point de vue, pas de pointe de compas, seulement des cercles qui s’entrecroisent et finalement se surimposent, jusqu’à décalquer sur l’une comme sur l’autre une réalité singulière. La vision que nous nous apprêtons à créer, au lieu d’éthérée, s’avère épaisse et tangible.

Mage. Je pose une mage primitive, à la peau bleu pétrole, un être leguinesque et ancien, une vieille peau au cou de laquelle gigotent les osselets de phalanges humaines et dont c’est la toute dernière quête. Son artefact magique est un sifflet. Elle vient de pêcher une poiscaille qu’elle aplatit dans un grand splosh au fond de sa barque. Il y a trois lunes. Soudain apparaissent de nulle part les sixièmes ruines. Première surprise : nous sommes en pleine science-fiction hippie. Je savais que je portais cet univers en moi, en tant que lectrice, mais je ne m’attendais pas à le faire émerger.

Image : Les ruines sont un reflet brillant dans le lac. Deux symboles apparaissent : une colombe se pose sur ma barque ; un couteau tombe d’un pli de ma robe. Lorsque la colombe roucoule, son cri fait comme mon sifflet.

Mage : Les ruines sont un reflet brillant. Surréel en ce que rien ne s’élève à la surface. Je sais ce qu’il faut faire. Répugnée par mon geste mais en phase avec l’instinct primitif de la vieille peau mystique que j’incarne, j’éventre la colombe et balance à la flotte magique ses entrailles défaites. Les ruines s’avèrent et je pagaie dans leur direction.

Image : De hautes tours éclatantes érigées dans l’eau, à la base inondée. Des oiseaux slaloment entre les édifices majestueux et crient.

Mage : J’imagine une faille dans le temps. Ces tours sont la dalle de la Défense ou autre Bladerunnerie toute en verre et en néons, mais paraissant à ma mage préhistorique comme le palais musical et cristallin de Frozen. Ces oiseaux sont sûrement la réponse. J’essaie d’écouter leurs voix mais elles m’insupportent de plus en plus, car aucune ne se distingue de l’autre, et c’est bientôt un vacarme épouvantable et hitchcockien. Les bêtes forment une nuée épaisse et noire et stridente. Je fais jouer mes doigts sur le sifflet afin de produire un son identique. Les deux fréquences entrent en résonance et les volatiles tournent en bris de verre iridescents qui cascadent à l’eau, comme des missiles sonores. L’eau frémit et bout sous l’impact. Des remous naît un maelström qui m’engloutit.

Image : Une salle souterraine, solennelle, gigantesque et claire. Cernée d’arcades sous lesquelles reposent, sur leur socle, des statues de verre.

Mage : Ces statues, comme les oiseaux avant elles, pourraient sonner la fin de ma quête, mais j’ai le sentiment de ne pas avoir assez payé. Je n’ai pas mérité la résolution, ni la fin, ni l’apaisement. Je me dirige vers l’une d’entre elles, coupant mes pieds au tranchant des bris de verre / d’oiseau répandus là, et entreprend de griffer l’œuvre d’art de mes ongles longs, avec pour résultat de produire une note stridente et insupportable provoquant l’implosion de l’ensemble des statues. Répétition violente de la scène des oiseaux de verre. Un portail dimensionnel apparaît, brillant et faseillant. Je le traverse.

Image : Un long couloir mystique. Noir. Au bout du couloir, une lumière. Comme j’avance, le fond se révèle. La galerie se termine en cul de four. Elle est en brique. Trois sièges vides : un tabouret, une chaise et un trône.

Mage : Je sais que j’arrive à la fois au bout de ma quête et au bout de ma vie. Je saisis mon couteau et m’entaille les veines. Comme dégouline au sol mon sang de vieille femme, comme s’écoule le reste de ma vie, trois personnes apparaissent sur les sièges, vêtus étrangement. L’homme à droite, dont les yeux sont bizarrement entourés d’un cercle d’or, me salue par ces mots : « Ah, te voilà enfin ! Nos invocations ne furent pas vaines ! Alors, dis-nous à quoi ressemble l’avenir. »

Ma quête était : « Entendre la voix des ancêtres ».

Près d’une semaine plus tard, la vision que nous avons créée avec Laurence m’apparaît toujours avant autant de force. Je suis convaincue que j’aurais été incapable de la former seule. J’ai la sensation lourde et tangible d’avoir marché dans le rêve d’une autre qui aurait été moi, parlé avec les mots d’une autre que je suis. J’ai souvent écrit à quatre mains, mais jamais construit de monde aussi intrinsèquement et connu et inconnu. Un monde que ni Laurence ni moi n’aurions jamais pu penser seule. L’aliénation familière d’un rêve poreux dont nous aurions toutes deux été les hôtesses et les passantes.

Merci, Laurence, Eugénie, merci kF, pour cet exercice précieux d’humanité pratique.

Le Chien a des choses à dire version Dystopia existe !


La palette a bien été livrée aujourd'hui juste avant midi. Le chien a des choses à dire de Jean-Marc Agrati va donc pouvoir débuter une deuxième vie !

Et ça commence tout de suite avec les précommandes dédicacées. Vous avez jusqu'au 31 décembre pour passer commande du recueil sur notre site.

Parution en librairie confirmée pour le 15/01/21. 

Si vous êtes libraire, blogueuse, blogueur et journaliste et que vous souhaitez le recevoir en SP, n'hésitez pas.

 

Le Prophète et le Vizir, source d'inspiration d'une sculpture


Pour bien terminer cette semaine, voici une sculpture inspirée par Le Prophète et le Vizir d'Yves et Ada Rémy, premier livre des auteurs que Dystopia a publié en 2012. Il est d'ailleurs en voie d'épuisement. Si vous n'avez pas encore lu ce conte arabe, c'est le moment...

Elle est signée Florian Sohard, libraire qui sculpte à ses heures perdues. Des heures pas si perdues que ça...

Pour voir plus de photos ou suivre son travail sur d'autres projets, vous pouvez aller sur sa page Facebook ou sur Instagram.

 

Le chien a des choses à dire de Jean-Marc Agrati en précommande


Le chien a des choses à dire, premier recueil de nouvelles de Jean-Marc Agrati, paru en 2004 aux éditions Hermaphrodite et épuisé depuis bien trop longtemps, reparaîtra donc le 15 janvier prochain en librairie sous une couverture de Laurent Rivelaygue qui fait joliment écho à celle qu'il avait réalisée pour L'Apocalypse des homards

La version numérique de ce titre sera mise en ligne sans DRM, comme il se doit, en exclusivité sur notre site en juin 2021.

En attendant, vous pouvez d'ores et déjà commander ici votre exemplaire dédicacé par l'auteur. Vous avez jusqu'au 31 décembre 2020. Les envois de ces exemplaires se feront le 8 janvier.

Amateurs et amatrices de nouvelles déjantées, bizarres, violentes, pop et/ou pulp, servies par un style coup de poing, ce recueil est pour vous !

 

 

10 ans de Dystopia : 10 SP papier et 10 SP numérique à réclamer chaque mois - 18


Pour nos 10 ans, les festivités du 10 se poursuivent ici et vont continuer quelques mois histoire de finir le tour de notre catalogue et que vous puissiez goûter à tout.

Cette opération s'adresse avant tout aux libraires, bibliothécaires, journalistes, blogueurs ou blogueuses. Si vous n'êtes rien de tout ça, vous pouvez toujours tenter votre chance.

Quatrième et dernier volume du cycle Yirminadingrad, Adar aussi une très bonne porte d'entrée dans cet univers avec ces auteurs qui (re)viennent se perdre dans cette ville imaginaire des pays de l'Est.

Stéphane Beauverger, Sabrina Calvo, Alain Damasio, Mélanie Fazi, Vincent Gessler, Léo Henry, Sébastien Juillard, Laurent Kloetzer, luvan, Norbert Merjagnan, Anne-Sylvie Salzman et Maheva Stephan-Bugni ont reçu un dessin de Stéphane Perger et à partir de celui-ci écrire un texte pour clore le cycle.

Ils ont aussi accepté de ne pas signer leur nouvelle comme l'ont toujours fait Léo Henry et Jacques Mucchielli depuis le début. Vous pourrez donc jouer (ou pas) à deviner qui a écrit quoi. Pour certaines, c'est limpide, pour d'autres, vous ne trouverez jamais. Attention aux fausses pistes, aux pièges et autres roublardises stylistiques...

Et Marcelline de conclure sur Un dernier livre avant la fin du monde :

"Nous devons, une fois la dernière histoire terminée, la magnifique couverture de Stéphane Perger refermée, quitter Yirminadingrad, et cela, paraît-il, pour de bon. Laisser Yirminadingrad est un déchirement. Mais une chose est sûre, il ne pouvait y avoir de meilleur départ qu’Adar qui est un merveilleux abandon."

Toute sa critique est ici.

Si vous êtes libraire, bibliothécaire, journaliste, blogueur ou blogueuse, vous pouvez réclamer ce SP (en précisant si vous souhaitez le recevoir en version papier ou en version numérique).

Il y en aura seulement 10 de chaque version à votre disposition. Ne traînez pas !

N'oubliez pas de vous inscrire à la Dystonewsletter pour ne rien manquer des festivités.

On se retrouve le 10 du mois prochain pour le titre suivant...

 

Une chronique sur Adar

Et c'est sur Daily Passions, une chronique de Noé Gaillard sur le recueil collectif dans l'univers Yirminadingrad :

" A lire pour prendre la mesure de ce qui se veut « expérimental » dans le genre SF aujourd’hui, et se sortir d’un certain ronron… A lire au compte-gouttes… "

Pour lire la chronique complète, vous pouvez cliquer ici !

Few of us dans les Chroniques de l'Imaginaire

Le recueil de luvan y est chroniqué par Mureliane qui semble avoir trouvé la balade exigeante mais convaincante :

" Dans tous les cas, le style est infiniment personnel, à la fois simple et travaillé, et, je l'ai dit, pas vraiment facile d'accès. Je reste très curieuse de leur autrice, et je ne manquerai pas de lire ses autres publications, mais ils sont sans doute à réserver à un lectorat motivé et exigeant. "

Vous pouvez retrouver la chronique complète ici !

On reparle du Mont 84

Et c'est sur SciFi-Universe que ça se passe avec une critique enthousiaste de Nathalie Z. du roman d'Yves et Ada Rémy :

"Le Mont 84 est écrit par Yves et Ada Rémy qui manient la langue avec finesse pour une immersion dans leur univers réussie. L’ambiance policière, la course poursuite et l’action sont autant au cœur du roman que la psychologie du jeune homme embarqué dans une quête de violence déchainée."

Pour lire le billet complet, vous pouvez cliquer ici !

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